Faire carrière dans l’hôtellerie-restauration grâce à l’intérim et à la multitude de postes et de missions !

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Faire carrière dans l’hôtellerie, c’est possible… et accessible à tous ! Avec ou sans formation, les profils ayant commencé en cumulant des missions d’intérim comme veilleur de nuit ou serveur avant d’accéder à des postes à responsabilité sont légions. Dans un secteur où l’expérience, la disponibilité et l’adaptation sont les clefs, les intérimaires sont rarement figés dans une carrière qui plafonne. Explications.

Lorsqu’un veilleur de nuit, débutant en intérim, devient responsable de l’hébergement d’un hôtel

Un veilleur de nuit qui finit par diriger son propre établissement hôtelier ? Impossible, direz-vous ! Il faut les études, la formation, les connaissances, l’expérience, le réseau… Les freins à la progression d’une carrière semblent nombreux ! Et bien, détrompez-vous… L’hôtellerie, comme la restauration, est un secteur dans lequel les possibilités d’évolution sont nombreuses. Et où un American dream peut encore exister : partir en bas de l’échelle pour finir tout en haut. Dans un article, Le Parisien rappelle ainsi ces chiffres assez impressionnants fournis par l’Observatoire des Métiers du FAFIH (Fonds National d’Assurance Formation de l’Industrie Hôtelière)… Parmi les responsables d’hébergement, 30% sont âgés de 30 à 35 ans. Et, du côté de la restauration et des managers de restaurants, ce sont 42% d’entre eux qui ont entre 25 et 30 ans. Une jeunesse qui prouve bien qu’il est assez aisé d’accéder à des responsabilités rapidement !

La carrière grâce à des postes en intérim dans des hôtels et restaurants

Faire carrière dans l’hôtellerie en débutant comme intérimaire…

Pour Le Parisien, Laurent Duc, qui siège au directoire de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie, témoigne de sa propre expérience :

« Le responsable hébergement de mon hôtel [à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon] a commencé comme veilleur de nuit quand il était en Master d’études chinoises. A la fin de son cursus, il a réalisé que son diplôme ne le menait pas à grand-chose. Il est revenu nous voir. Nous l’avons formé pendant cinq ans. Et, quand ma responsable hébergement est partie, il a récupéré le poste. »

Responsable hébergement. Un poste à responsabilités, d’autant plus dans un hôtel de 102 chambres d’une grande métropole de l’Hexagone ! Un métier où l’on se porte garant de la bonne réception du client, tout en gérant le personnel, et où l’on travaille main dans la main avec la direction de l’établissement. Autant dire que les missions d’intérim de cet ancien veilleur de nuit ont vite été oubliées…

Formation ou apprentissage sur le tas en intérim : il y a des postes dans l’hôtellerie et la restauration !

En 2018, Roland Héguy, président confédéral de l’UMIH, donnait ces chiffres en vrac : 35 000 entreprises en restauration et hôtellerie au sein de l’UMIH, un secteur qui pèse 76,5 milliards d’euros de chiffre d’affaire, 280 000 salariés, 35 métiers… Et pourtant, « il nous manque actuellement 50 000 CDI », constatait-il, toujours dans les colonnes du Parisien. « Notre pénurie d’emplois, à tous niveaux, est historique. Or, notre secteur est un merveilleux ascenseur social et 30% de nos effectifs ont moins de 30 ans. » Alors que les années records pour les nuitées dans les grandes villes françaises succèdent aux années records, l’hôtellerie-restauration peine souvent à pourvoir les postes qu’elle propose : dernièrement, dans son Top 20 des métiers où vous avez le plus de chance d’être recruté, Capital en mentionnait quatre du secteur, le chef de rang à la première place, le maître d’hôtel en quatrième position, mais aussi le chef de partie et le serveur. Mais les cuisiniers comme les employés de l’hôtellerie sont aussi considérés comme des métiers en tension par Pôle Emploi.

L’hôtellerie et la restauration sont des secteurs parfaits pour se former sur le tas, comme intérimaire

La case formation facilite les carrières dans les hôtels et les restaurants qui recrutent

Les possibilités de carrière sont donc nombreuses pour qui veut se lancer dans l’hôtellerie ou la restauration. Un projet possible sans formation, puisque, on l’a vu, certains hôtels font le pari de former leur personnel afin de le fidéliser et de pourvoir les postes à responsabilités futurs. L’on débutera ainsi en intérim, sur un poste de night auditor, par exemple, ou de serveur… Avant d’accéder à des responsabilités si la direction est réceptive à un projet de carrière ! Néanmoins, suivre un cursus spécialisé ouvre de nouvelles portes et permet d’accéder à des hôtels de standing. C’est aussi intégrer un réseau, avoir l’opportunité de compléter sa formation à l’étranger… et pratiquer les langues, les bilingues et trilingues mobiles à l’international ayant ainsi d’autant plus de possibilités ! « Il y a 40 ans, on formait les débutants sur le tas », explique Christian Navet, directeur de l’UMIH Paris-Île-de-France. « Aujourd’hui, le seul conseil que je puisse leur donner, c’est : formez-vous ! Non seulement, vous allez acquérir les compétences, le savoir-être, mais, en plus, vous progresserez plus vite dans la carrière, de serveur à maître d’hôtel. »

Se former est un atout en plus et plus qu’un atout, c’est l’évidence. Reste que l’hôtellerie et la restauration constituent un secteur formidable pour évoluer et découvrir des métiers différents !

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